• Qu'est-ce qui rend les enfants heureux ? L'émission "CQFD" de France Inter a posé 3 questions de cet ordre à 4 classes de GS. En moins de deux minutes, vous connaîtrez les réponses des élèves interrogés. Intéressant !

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  • Si les cerveaux des garçons et des filles ne sont pas identiques au départ, il existe peu de preuves scientifiques, de ces différences entre les sexes. (Crédits photo: Getty images)
    Si les cerveaux des garçons et des filles ne sont pas identiques au départ, il existe peu de preuves scientifiques, de ces différences entre les sexes. (Crédits photo: Getty images)

    De la taille du cerveau à la bosse des maths en passant par le choix des jouets, le livre d'une scientifique américaine revisite le vieux débat sur l'inné et l'acquis à la lumière des dernières avancées de la neurobiologie. Ou comment quelques différences à la naissance deviennent de grands écarts.

    On sait depuis vingt ans que «les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus», pour reprendre le titre d'un célèbre best-seller américain (1). Mais sait-on seulement ce qui les rend si différents? Le cerveau est-il programmé à la naissance pour que les hommes ne pleurent pas, soient bons en sciences et aiment se battre? Et pour que les femmes expriment leurs sentiments, maîtrisent leur agressivité ou soient nulles aux échecs? Oui et non, répond l'Américaine Lise Eliot, médecin neurobiologiste, qui passe en revue les tout derniers travaux scientifiques sur la question dans Cerveau rose, cerveau bleu.Les neurones ont-ils un sexe?, publié ces jours-ci en France et dont nous vous proposons des extraits en exclusivité. Une enquête complète, toute en nuances et sans a priori, au terme de laquelle ce médecin -également mère d'une fille et de deux garçons- avoue avoir eu quelques surprises. Comme celle de constater que si les cerveaux des garçons et des filles ne sont pas identiques au départ, il existe peu de «preuves sérieuses», c'est-à-dire scientifiques, de ces différences entre les sexes. Elle reconnaît aussi le rôle capital que l'imprégnation d'hormone mâle lors de la grossesse joue ensuite sur le comportement des petits garçons, et donc des hommes.

    Au passage, Lise Eliot bat en brèche certaines théories farfelues, notamment celle affirmant en 1982 que le «corps calleux» du cerveau serait plus développé chez les femmes que chez les hommes. Un non-sens censé expliquer l'intuition féminine! «Garçons et filles sont bel et bien différents par certains aspects, mais ils sont fondamentalement similaires», note le médecin, qui distille ses conseils pour lutter contre les stéréotypes en matière d'éducation.

    Stéréotypes

    Bref, Cerveau rose, cerveau bleu revisite le bon vieux débat sur l'inné et l'acquis, le biologique et le social, la nature et la culture. Sa publication aux Etats-Unis a été accueillie avec soulagement par les féministes, dont les mouvements connaissent un essoufflement certain outre-Atlantique. En France, le livre sort en pleine polémique sur l'introduction de la «théorie du genre» dans les manuels scolaires. Mais il décevra ceux qui y chercheront la preuve que l'orientation sexuelle est autant le produit de l'éducation que du sexe de naissance. Ce n'est pas le sujet du Dr Eliot. Cerveau rose, cerveau bleu est avant tout un livre passionnant sur l'éducation des enfants, sur l'attitude des parents à l'égard de leur progéniture et sur les préjugés concernant les deux sexes. Certains clichés méritent d'être révisés: alors que les filles ont largement rattrapé leur retard en sciences, les garçons sont aujourd'hui les premières victimes des stéréotypes en matière d'éducation, notamment à l'école, où ils échouent désormais plus souvent que les filles. Et ce, aux Etats-Unis comme chez nous. Au point qu'en France, le pédopsychiatre Stéphane Clerget tire la sonnette d'alarme: «L'école n'est plus adaptée aux garçons», déplore-t-il. La faute à un corps enseignant presque exclusivement féminin dans le primaire et aussi au collège dans une certaine mesure, explique ce spécialiste, qui prône une véritable «parité dans le personnel de l'Education nationale». En d'autres termes, et pour reprendre le titre d'un autre best-seller américain, les femmes ont appris à lire une carte routière, il faut maintenant enseigner aux hommes à écouter! (2)

    (1) Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus, de John Gray, 1992.

    (2) Pourquoi les hommes n'écoutent jamais rien et les femmes ne savent pas lire les cartes routières, de Barbara et Allan Pease, 2006


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    © AFP/Archives - Anne-Christine Poujoulat
    © AFP/Archives - Anne-Christine Poujoulat

    Les postes de professeurs des écoles ouverts au concours en 2012 seront 5.000, contre de 3.000 cette année, a affirmé jeudi à l'AFP Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, sur la foi de ce que lui a annoncé le ministre Luc Chatel.

    "Alors qu'il y aura 3.000 recrutés à la rentrée prochaine et qu'il devait y en avoir autant en 2012, Luc Chatel a décidé qu'il ouvrirait 5.000 postes", a expliqué M. Sihr, en se félicitant de cette annonce pour les candidats, alors que l'épreuve d'admissibilité pour 2012 commence en septembre prochain.

    Dès l'annonce le 21 juin par Nicolas Sarkozy qu'il n'y aurait pas de suppressions nettes de classes d'écoles en 2012, le SNUipp-FSU avait réagi en jugeant que, pour rendre "crédible" cette promesse, le ministère devait augmenter pour l'an prochain le nombre de postes ouverts au concours.

    "A l'évidence, certaines lignes budgétaires bougent, c'est le résultat des fortes mobilisations dans les départements des parents, des enseignants et des élus", s'est félicité M. Sihr. "Cela doit nous encourager à poursuivre les mobilisations pour l'éducation, et notamment le 27 septembre prochain" où une grève est prévue pour peser sur le buget 2012, a-t-il ajouté.

    Alors que 14.000 postes doivent être supprimés dans l'Education nationale en 2012, après quelque 65.000 depuis 2007, Sébastien Sihr n'a pas obtenu du ministre leur répartition entre primaire et secondaire.

    M. Sihr a également dit à M. Chatel que la situation des directeurs d'écoles devenait selon lui "de plus en plus intenable" et qu'il réclamait "des mesures d'urgence" pour la rentrée, notamment en terme de "temps de décharge" pour que ces personnels puissent se consacrer pleinement aux tâches de direction.

     

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    Selon l’AFP, l’une des propositions d’une mission d’information de l’Assemblée nationale est «de remplacer à terme le concours par le master et confier aux autorités académiques ou aux établissements le soin de recruter sur la base d’un entretien professionnel les enseignants».


    La « mission d’information sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants » ( composée de 14 députés ) constituée en mars 2010 vient de rendre  son rapport ( contenant une vingtaine de propositions ) qui a été adopté par les seuls députés UMP, majoritaires dans la commission. Ce rapport doit être examiné le 6 juillet prochain par la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale.

    Il faut savoir que depuis la loi Guizot de 1833 qui a généralisé les écoles normales de garçons, les instituteurs ont été’’ normalement’’ recrutés sur concours ; et que depuis la loi Paul Bert de 1879 qui a généralisé les écoles normales de filles, les institutrices ont été ‘’normalement’’ - elles aussi - recrutées sur concours.

    La question est un peu plus complexe ( et pour l’essentiel plus récente ) pour les enseignants du secondaire. Jusqu’en 1950 les enseignants du secondaire ont été recrutés soit via l’agrégation, soit embauchés sur la base d’une licence puis titularisés sur leur poste à l’instar, en quelque sorte, de ce que l’on a appelé plus tard les ‘’adjoints d’enseignement’’. Deux version fort différentes du CAPES nouvellement institué au tout début des années 1950 vont se succéder.
    Le décret du 1er avril 1950 institue une certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement public du second degré ( CAPES ) qui comprend deux parties : « Premièrement, une partie pratique dont les épreuves ne peuvent être subies qu’au cours de la seconde année d’un stage d’au moins deux années dans un collège ou un lycée ; deuxièmement, une partie théorique ». D’abord, donc, un stage pratique et son évaluation ; ensuite un examen écrit, qui ne doit pas être livresque mais étroitement professionnel : « Le stagiaire pourvu de conseillers pédagogiques apprend son métier ; c’est la preuve de son apprentissage qu’on lui demandera au terme de son stage. Le succès au stage sera suivi d’un examen écrit dont les épreuves, à caractère très étroitement professionnel, devront confirmer l’adaptation du candidat aux différentes tâches qu’il a à remplir comme professeur. Le succès dépendra donc beaucoup moins d’une préparation intensive et  livresque que de l’application au travail quotidien et de la réflexion personnelle sur ses conditions ».
    Mais des craintes se font jour quant à la préparation au concours de l’agrégation, au rétrécissement de son aire de recrutement. Dès 1952, les partisans de la défense et illustration de l’agrégation ont gain de cause. Une deuxième mouture du CAPES est mise en place, qui durera. Le décret du 22 janvier 1952 stipule : « Le concours pour l’obtention du CAPES comprend deux parties indépendantes : premièrement une partie théorique qui comporte des épreuves écrites et une épreuve orale ; deuxièmement une partie pratique soutenue un an après le succès à la partie théorique ». Dans le Journal Officiel du ministère de l’Education nationale, l’inspecteur général Campan commente la réponse profonde de ce nouveau dispositif, de cette inversion : « une caractéristique essentielle du nouveau système, c’est sa liaison avec le concours d l’agrégation ». Il s’agit d’assurer avant tout – directement et indirectement – un recrutement élargi et de qualité pour l’agrégation, qui est ainsi consolidée.

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  • Le comité de pilotage sur les rythmes scolaires va rendre son rapport lundi à Luc Chatel.

    Vers des vacances d'été plus courtes ?

    L'hypothèse d'un raccourcissement des vacances scolaires d'été de deux semaines est évoquée. © Sipa

    Raccourcir les vacances d'été pour diminuer les horaires quotidiens de cours à l'école et au collège, tout en supprimant la semaine de quatre jours en primaire, telles sont les pistes de travail issues d'un débat d'une année sur les rythmes scolaires. Lundi, le comité de pilotage sur les rythmes scolaires, installé il y a un an par le ministre de l'Éducation nationale, va lui rendre son rapport. Luc Chatel ne devrait a priori pas prendre de décision dans l'immédiat, selon son ministère. Si le rapport n'était pas encore complètement finalisé à la veille du week-end, quelques indiscrétions permettent de dresser les principales pistes envisagées.

    La question des vacances d'été est clairement posée, car un raccourcissement de deux semaines, qui figure d'ailleurs dans le programme du PS pour 2012, permettrait de diminuer le nombre quotidien d'heures de classe, jugé aujourd'hui trop lourd, tout en gardant le même nombre d'heures annuel. "Le pays n'est pas mûr" pour diminuer les horaires annuels de cours, affirme un bon connaisseur du dossier. Dès lors, un "zonage" de trois zones aux dates de congés différentes pourrait être envisagé, ainsi que pour les autres vacances, sauf Noël.

    En outre, comme les chronobiologistes le disent, le respect d'un rythme de sept semaines de classe et deux semaines de vacances est bon pour les enfants, ce qui pousserait à étendre à quinze jours les congés de Toussaint. Comme l'avait préconisé fin 2010 une mission de l'Assemblée nationale, l'idée de revenir à quatre jours et demi pour tous les élèves de primaire est maintenant partagée par la quasi-totalité du monde éducatif, car regrouper comme aujourd'hui toutes les heures de classe sur seulement quatre jours est source de fatigue pour les enfants.

    8 h 30-17 heures pour tous

    Dans un pays aussi centralisé que la France en matière d'éducation, le fait de renvoyer le choix du mercredi matin ou du samedi matin au niveau local apporterait de la souplesse. "Pour les transports scolaires, le bon niveau est le département", relève un expert. Au chapitre des horaires quotidiens, le comité de pilotage penchait, dans un document qui avait fuité fin mai, pour cinq heures de classe par jour au maximum en primaire, en 6e et en 5e. Et six heures en 4e et en 3e. Aujourd'hui, les écoliers ont six heures, sans compter l'aide personnalisée pour les plus faibles d'entre eux. Le comité proposait alors un ambitieux projet d'accompagnement éducatif du CP à la 5e, un des buts étant que les enfants n'aient "plus de devoirs à faire chez eux". L'autre objectif est de rapprocher écoles et collèges, dans l'esprit du "socle commun" que tout élève doit acquérir à la fin du collège.

    Ainsi, l'horaire de 8 h 30 à 17 heures deviendrait commun à tous les élèves et, comme le réclament les parents d'élèves de la FCPE, une pause déjeuner de 1 heure 30, au cours de laquelle il n'y aurait aucun cours ni soutien, devrait être respectée au niveau national. Du CP à la 5e, resteraient donc deux heures qui seraient consacrées à tous les types d'aides et de soutien, un accompagnement à la fois à la charge de l'État et des collectivités. Reste à savoir ce que fera de ces pistes Luc Chatel, voire Nicolas Sarkozy, si l'éducation devient une priorité de la campagne présidentielle. Ces pistes seraient "tout sauf une fin en soi", indique-t-on au ministère. Avant de prendre une décision, le ministre devrait engager "un minimum de consultations" avec les enseignants, les collectivités ou les professionnels du tourisme.

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