• XX°

    Les mouvements du XXème siècle et leurs artistes.

    Chronologie des principaux mouvements artistiques du XXe siècle

     

    Art Nouveau

    1890 - 1905

    Regroupe des styles assez différents (style « nouille », « modern style »...). Touche aux arts décoratifs, à l’architecture.

    Caractérisé par une tendance ornementale, décorative qui célèbre la ligne et l’arabesque. Emprunte les formes aux végétaux.

    Induit des transformations dans les arts graphiques, les images, l’affiche.

    Fauvisme

    1905 - 1910

    Révélation au Salon d’automne de Paris en 1905.

    Découverte des arts primitifs.

    Héritage de la couleur et de la facture impressionniste.

    Paroxysme de la couleur, explosion colorée (couleurs pures). Touche épaisse et large.
    Abandon du « dessin » (primauté à la tache colorée)

    Expression naturelle, spontanée.

    Le tableau est à regarder pour lui-même.

    Henri Matisse

    Première toile fauve

    André Derain

     

    Maurice de Vlaminck

     

    Georges Braque

     

    Raoul Dufy

     

    Kees Van Dongen

     

    Expressionnisme

    1900 - 1930

    Mouvement né en Allemagne.

    Cri de désespoir.

    Problèmes humains soulevés par la guerre de 1914 et la crise de 1930.

    Peintres parfois maudits.

    Réaction hostile à la société.

     

    Couleurs vives.

    Rapidité d’exécution, facture très libre.

    Utilisation d’un langage plastique suggestif pour graver les perceptions angoissantes du monde dans la couleur et dans le trait.

    Déformations accentuant l’expression.

    Problèmes plastiques parfois secondaires par rapport aux problèmes humains (Nolde).

    Vincent Van Gogh

    Précurseur.

    James Ensor

    Précurseur. Force dans les personnages. La mort habite ses toiles.

    Edvard Munch

    Précurseur.

    Lignes et contours alourdis de noirs qui ondulent et s’aiguisent d’un trait incisif.

    Emil Nolde

    Orange acide.

    Pinceau rapide pour saturer l’espace.

    Erich Heckel, Ernst Ludwig Kirchner, Egon Schiele, Chaïm Soutine, Georges Rouault, Kees Van Dongen, Amadeo Modigliani, Marc Chagall.

    Otto Dix

    « Nouvelle objectivité ».

    George Grosz

    Abstraction lyrique

    1910 - 1960

    Avènement permis par plusieurs facteurs :

    - distanciation de plus en plus grande par rapport à la réalité objective (XIXe et XXe) ;

    - cubisme assimilé superficiellement.

    Recherche personnelle (Kandinsky).

    Abandon de toute forme identifiable (non-figuration).

    Peinture pure ne faisant souvent référence qu’à elle-même (jeu de formes, lignes, matière, couleur, geste).

    Wassily Kandinsky

    Fondateur. Style d’abstraction coloré, musical et poétique.

    1910 : 1er tableau abstrait

    Piet Mondrian

    Recherche l’essence des choses, la pureté.

    Art fait de clarté et de discipline, avec les trois couleurs primaires exclusivement. Compositions géométriques.

    Kazimir Malevitch

    Structures pures, abstraites et géométriques.

    Hans Hartung

    Expressivité de couleur, de la ligne et du geste.

    Georges Mathieu

    Cubisme

    1907 - 1914

    Réaction de vive hostilité du public car peinture éloignée de l’académisme du XIXe siècle.

     

    1907 – 1909 :

    Cubisme négro-cézannien.

    1910 – 1912 :

    Cubisme analytique

    1913 – 1914 :

    Cubisme synthétique.

     

    Réaction contre l’impressionnisme et fauvisme.

     

    Peinture intellectuelle de raisonnement.

    La composition est privilégiée, les objets explosent en s’éparpillant sur la toile, les volumes semblent se déployer sur le tableau.

    Remise en cause radicale des modes de représentation spatiale issue de la Renaissance. Géométrisation des formes qui prédominent sur la couleur.

    Eclatement pour une peinture bidimensionnelle respectant la planéité du support. Refus de la perspective traditionnelle. Couleurs ternes, camaïeu.

    Utilisation de la lettre comme signe plastique.

    Papiers collés et collages. Trompe-l’oeil partiel.

    Sujets : natures mortes et personnages.

    Volonté d’une peinture pure. Facture visible.

    Paul Cézanne

     

    Précurseur.

    Pablo Picasso

    Remise en cause de la représentation spatiale. Figures brutales et violentes comme taillées à la serpe.

    1912 : 1er collage

    George Braque

    Déconstruit la figure par un système de facettes, de prismes, d’arêtes.

    Juan Gris

     

     

    Fernand Léger

     

    Futurisme

    1909 - 1916

    Mépris du passé, de la femme…

    Idéologie fasciste. Glorification de la guerre de Mussolini.

    1er manifeste en 1909 ; puis à partir de 1910 pour les autres domaines artistiques.

    Retour momentané de l’Italie dans le champ artistique.

    Mouvement littéraire et artistique.

    Exaltation de la vitesse et de la violence du monde moderne.

    Rejet de toute peinture du passé, même récent.

    Décomposition du mouvement (chronophotographie, simultanéisme).

    Géométrisation proche du cubisme.

    Utilisation du divisionnisme impressionniste.

    Filippo Tammaso Marinetti

    Chef de file, poète.

    Giacomo Balla, Umberto Boccioni, Carlo Carra, Luigi Russolo, Gino Séverini

    Antonio Sant’Elia

    Architecte.

    Suprématisme

    1915 - 1923

    Bouillonnement révolutionnaire et créateur préparant et accomplissant la révolution d’octobre 1917.

    Changement de société en Russie : du tsarisme au communisme.

    Les créateurs obtiennent les postes culturels clés au sein du pouvoir.

    Reprise en main du pouvoir par Staline en 1924 à le réalisme socialiste

    Abstraction géométrique. Démarche spirituelle voulant se détacher du monde des objets. Refus de tout anecdotisme.

    Retrouver la pureté, le vide, la dimension spirituelle de l’Homme.

    Kazimir Malévitch

    1918 : 1er monochrome

    Constructivisme

    1913 – 1930

    (Productivisme)

    1924 - 1930

     

    Refus du mythe de l’artiste isolé : artiste ingénieur au service de toute la société.

    Matérialisme d’idée et dans les œuvres.

    Œuvres abstraites et constructions de matériaux divers bruts. Refus de l’esthétisme.

    Alexandre Rodtchenko

    Vladimir Tatlin

    Aussi architecte.

    Laszlo Moholy-Nagy

    Précurseur du cinétisme.

    Art déco

    1912 - 1930

    Nourri des découvertes du cubisme, c’est une simplification du modern style, pureté des formes, stylisation des lignes, motifs décoratifs tendant vers la géométrisation.

    Dadaïsme

    1916 - 1924

    Réaction nihiliste contre tout ce qui émane de cette société absurde qui a mené la guerre (14 – 18), contre tout conformisme et rationalisme.

    Provocation volontaire pour forcer la réaction du public, sa prise de conscience.

    Cri de détresse poussé sur le ton de la dérision.

    Etat d’esprit avant tout. Tout est permis.

    Invention du ready – made, du collage figuratif, du frottage, du photo – montage, de constructions faites d’objets divers.

    Seul mouvement de l’histoire de l’art sans antécédents.

    Marcel Duchamp

    Ready – made pour donner à voir des objets. 1915 : 1er ready-made

    Kurt Schwitters

    Assemblage de matériaux de la vie courante récupérés ici ou là, les objets apportent à la composition sa couleur et sa matière.

    Francis Picabia

    Insertion d’objets réels à la surface de ses tableaux afin de refuser les gestes et les outils de la peinture.

    Man Ray

    Expérimente les associations et les passages de la photographie à la peinture.

    Max Ernst, Raoul Hausmann, Jean Arp

    Surréalisme

    1924 - 1936

    Mouvement réuni autour de l’écrivain André Breton.

    Influence de la psychanalyse de Freud.

    Héritage partiel du dadaïsme.

    Révolte contre l’ordre social conventionnel et bourgeois.

    Pouvoir de l’imagination.

    Valorisation de l’amour, de la femme.

    Le tableau devient support d’expression de l’inconscient.

    Revendication de l’inconscient dans la sensation esthétique qui dicte des montages et des combinaisons de signes que le peintre va traduire sur la toile. Les artistes vont provoquer des rencontres inattendues, des figures imaginaires (songes ou jeux d’esprit).

    Etat d’esprit permettant toute recherche plastique.

    Du trompe – l’œil académique à l’informel (de Dali à Dominguez). « Cadavres exquis ».

     

    Max Ernst

    Frottages, empreintes, montages.

    René Magritte

    Composition de visions oniriques, éléments vrais dans des situations fausses, importance des titres des œuvres, méditation sur la réalité des choses et des mots avec un humour ambigu, le banal est ainsi rendu étrange.

    Miró

    Poésie à travers des paysages irrationnels, fantastiques, avec des contours découpés de façon précise donnant l’aspect d’un dessin en fil de fer, délicatesse de la ligne en contraste avec les formes colorées.

    De Chirico

     

    Dali

    Visions délirantes, hallucinations, des formes molles, comme alanguies.

    Cobra

    1948 - 1951

    Réaction contre l’expressionnisme de l’Ecole de Paris (Soutine, Modigliani…). Réaction contre l’abstraction géométrique et sa froideur.

    Influence de Kandinsky, Klee, Miro et du surréalisme.

    Figuration véhémente et colorée.

    Lyrisme poétique.

    CO.BR.A. = Copenhague, Bruxelles, Amsterdam.

    Karel Appel

    (hollandais) peintures expressives et pâteuses. Sculpteur également.

    Pierre Alechinsky

    (belge) écriture automatique influencée par le graphisme extrême oriental.

    Abstraction aux USA

    1940 - 1960

    Emigration de peintres européens aux U.S.A. pendant la guerre ; influence de l’abstraction géométrique (1950) mais surtout du surréalisme.

    L’avant – garde se développe, les Etats-Unis font une synthèse originale.

    Création de grands musées.

     

    Influence du surréalisme et de Picasso (chez Gorky et Pollock). Expressionnisme abstrait (Pollock).

    Abstraction gestuelle. Puis abstraction géométrique (Stella).

    Importance du corps de l’artiste.

    Technique du all-over. Grands formats.

    Jackson Pollock

    La toile sort directement du rouleau, posée à même le sol ; elle ne possède plus de haut, de bas, de droite, de gauche ; technique du dripping, peinture projetée sur la toile avec de gros pinceaux, manches de bois, truelles…les outils ne touchent pas la toile.

    Arshile Gorky, Wilhelm de Kooning, Robert Motherwell, Mark Rothko, Barnett Newman, Adolph Gottlieb, Adolph Reinhardt, Kenneth Noland, Morris Louis, Frank Stella…

    Art brut

    1946 …

    Découverte du pouvoir créateur des marginaux, qui créent réellement alors qu’ils n’ont pas appris ou qu’ils ont oublié notre culture sclérosante.

    Œuvres naïves, a-culturelles.

    Tout moyen plastique : cailloux, peinture, assemblages, tentures, objets de récupération.

    Anonymes et malades mentaux

    Gaston Chaissac

    Fragments de papiers cernés d’encre. Assemblage de matériaux de récupération. Bonhommes à l’expression un peu naïve et inquiète. Totems.

     Jean Dubuffet

    Invente un art sans respect des règles mais répondant au besoin de l’expression. L’art naît du matériau, se nourrit des tracés instinctifs. Derrière la matière brute le regard découvre des paysages labyrinthes sans haut ni bas peuplés de figures de songe.

     Adolf Wölfli

    Utilisation du crayon de couleur sur papier, dessine et calligraphie sa vie. Beaucoup d’ornementations. Des compositions complexes pleines de signes mystérieux.

    Nouvelle figuration

    1960…

    Europe

    Réaction à l’abstraction.

    Ancrage dans le social et le politique.

    Engagement critique des artistes par rapport à la société bourgeoise.

    Images réalistes (réalistes européens).

    Utilisation du pinceau et de l’aérographe.

    Iconographie contemporaine souvent critique.

    Henri Cueco, Gérard Fromanger, Jacques Monory, Gérard Schlosser, Gudmundur Erro

    Hyperréalisme

    1970…

    U.S.A.

    Constat de la société américaine.

    Sans critique.

    Image picturale quasiment photographique, voir sur détaillée, justifiant le préfixe « hyper ».

    Don Eddy, John Kacere, Richard Estes, Chuck Closes

    Duane Hanson

    Sculpteurs.

    John de Andrea

    Support Surface

    1968 - 1975

    Retour à une activité traditionnelle, moins élitiste et plus artisanale.

    Coup de frein donné à une avant-garde qui crée de nouveaux mouvements à un rythme de plus en plus soutenu.

    Mise en évidence du support qui devient le sujet de l’œuvre.

    Utilisation de la teinture (plus de distinction recto verso).

    Abandon du châssis : toile souple suspendue.

    Mise en évidence du tissage agrandie en « filets ».

    L’opposition figuration/abstraction ne se pose plus.

    Claude Viallat

    Pas de châssis.

    Louis Cane

    Pliage, découpage, projection : la peinture ne se contente plus des deux dimensions du tableau.

    François Rouan

    Tissage de toiles.

    Daniel Dezeuze

    Travaille sur le châssis pour en faire un objet ironique et désinvolte.

    Arte Povera

    1967 à Turin

    Influencé par le retour à des valeurs traditionnelles.

    Utilisation de matériaux bruts non picturaux (bois, béton, cuir, pierre…).

    Révélation des qualités esthétiques et émotionnelles propres aux matériaux utilisés.

    Expression directe sans intermédiaire (toile, pigments ou burin).

    Giovanni Anselmo, Pino Pascali, Mario Merz, Giuseppe Penone, Luciano Fabro

    Land Art

    1967…

    Mise en cause des circuits commerciaux traditionnels par des œuvres éphémères ou situées hors champ culturel.

    Renouveau d’une problématique par rapport au paysage.

    Affirmation ou altération de la nature.

    La nature sur laquelle on agit désormais devient le support.

    Œuvres éphémères.

    Révélation des qualités propres à la nature.

    Richard Long

    Il parcourt la nature où il effectue ses installations. Son atelier a les dimensions de la Terre.

    Robert Smithson

    Œuvre conçue pour être vue et photographiée du ciel.

    Denis Oppenheim

     

    Christo

     

    Fluxus

    1963

    Anarchie philosophique non nihiliste

    Happenings a-picturaux, néo-dadaïstes.

    Théâtre local éphémère : tout est art.

    Participation du spectateur fortuit.

    Défoulement (par rapport à la pression sociale) considéré comme valeur esthétique.

    John Cage

     

    Robert Filiou

     

    Abstraction lyrique

    France

    1945 - 1960

    Développement de l’abstraction sans précédent.

    Réaction contre l’abstraction géométrique.

    Retour à un certain expressionnisme.

    Peinture gestuelle dite aussi « tachisme ».

    L’éclaboussure, l’accident deviennent éléments plastiques et garantissent la spontanéité.

    Importance la matière.

    Georges Mathieu

    Peinture épaisse directement jetée par le tube. « Le signe précède le sens. »

    Pierre Soulages

    Larges signes noirs. Moins rapide, plus « puissant ».

    Hans Hartung

    Griffures.

    Wolfang Wols

    Gestes automatiques.

    Art optique

    Op’art

    1955…

    Fondation du G.R.A.V. (Groupe de Recherche d’Art Visuel) en 1960.

    Analyse scientifique de phénomènes optiques.

    Réaction à l’abstraction lyrique dominante.

    Pas de « message » contenu.

    Utilisation d’effets optiques.

    Sans mouvement réel.

    Mouvement suggéré par une perturbation rétinienne (effet moiré, effet spatial des couleurs, etc.).

    Victor Vasarely

    Peinture déshumanisée, industrielle. Partition colorée.

    Jacob Agam

     

    Bridget Riley

     

    François Morrelet

     

    Art cinétique

    1955…

    Combler le fossé entre art et public.

    Utilisation de la technologie à des fins artistiques.

    Artiste – ingénieur.

    Œuvres mises en mouvement.

    Mouvement réel : naturel, mécanique, technologique, magnétique… lent ou rapide.

    Aspect souvent ludique. Participation du spectateur.

    Nicolas Schoeffer

    Sculptures, lumière.

    Alexander Calder

    Mobiles et stabiles mus par l’air.

    Jesus Raphaël Soto

    Pénétrables.

    Wassilakis Takis

    Champs magnétiques.

    Jean Tinguely

    Machines métalliques parfois sonores, animées par des moteurs.

    Nouveau réalisme

    1960 - 1970

    Réaction à l’art abstrait.

    Réponse à la société de consommation

    Mouvement français cherchant une nouvelle expressivité, de nouvelles perceptions, charge de sens des matériaux récupérés.

    Appropriation directe du réel par accumulation, collage, empaquetage, compression…

    « Néo-dadaïsme ».

    Yves Klein

    Cosmos. Monochromes pour atteindre la spiritualité.

    Arman

    Accumulation.

    L’objet est sa principale préoccupation.

    César

    Compression, expansion.

    Tinguely

     

    Spoerri

    Tableaux pièges.

    Besoin fétichiste de fixer les objets.

    Christo

    Empaquetage, recouvrement.

    Raymond Hains

     

     

    Décollagistes.

    Jacques de la Villeglé

    François Dufrêne

    Mimmo Rotella

    Gérard Deschamps

    Pop art

    1955 - 1970

    Phénomène anglais (dès 1955) et américain (dès 1960).

    Après la Seconde Guerre Mondiale, le Pop art choisit des images banales comme autant de signes troublants d’une époque.

    Iconographie contemporaine et urbaine.

    Constat de la société de consommation (influence de la publicité).

    Images populaires (mass média).

    Couleurs violentes.

    Dessin publicitaire.

    Gigantisme des œuvres.

    Contenu parfois critique chez les américains.

    Peter BLake

    Anglais.

    Richard Hamilton

    Andy Warhol

    Sérigraphie pour reproduire les images à de multiples exemplaires. Il se sert des effets de bavures pour en tirer profit. En intégrant la publicité au musée, il nous les fait regarder autrement.

    Roy Lichtenstein

    B.D.

    James Rosenquist

    Images juxtaposées.

     

     

    Qui est le principal représentant du mouvement moderne en urbanisme du quotidien ? citez deux des ses réalisations.

    Charles-Édouard Jeanneret-Gris, né le 6 octobre 1887 à La Chaux-de-Fonds, dans le canton de Neuchâtel (Suisse), et mort le 27 août 1965 à Roquebrune-Cap-Martin, plus connu sous le pseudonyme Le Corbusier est un architecte, urbaniste, décorateur, peintre et homme de lettres de nationalité suisse, naturalisé français en 1930.

    C'est l'un des principaux représentants du mouvement moderne avec, entre autres, Ludwig Mies van der Rohe, Walter Gropius, Alvar Aalto, Theo van Doesburg.

    Le Corbusier a également œuvré dans l'urbanisme et le design. Il est connu pour être l'inventeur de l'Unité d'habitation, sujet sur lequel il a commencé à travailler dans les années 1920, comme une réflexion théorique sur le logement collectif. "L’unité d’habitation de grandeur conforme" (nom donné par Le Corbusier lui-même) sera seulement construite au moment de la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale en cinq exemplaires tous différents, à Marseille, Briey-en-Forêt, Rezé près de Nantes, Firminy et Berlin. Elle prendra valeur de solution aux problèmes de logements de l'après-guerre. Sa pensée envisage dans un même bâtiment tous les équipements collectifs nécessaires à la vie — garderie, laverie, piscine, école, commerces, bibliothèque, lieux de rencontre.

    musée national d'art occidental tokyo

     Musée national d'art occidental de Tokyo, 1959

     

    unité d'habitation

     Unité d’habitation de Firminy-Vert, 1965-1967

     

    La musique du XXème siècle deux grands mouvements ?

    Le blues a eu une influence déterminante sur le jazz, le rythm’n’ blues, le reggae et le rock, c’est dire son importance. L’expression « to be blue », broyer du noir montre le caractère dépressif de ce courant des noirs pauvres du Mississippi notamment, berceau du blues. Le blues est chanté avec un accompagnement limité à quelques instruments (guitare, violon, mandoline, banjo, basse). Tout un répertoire est collecté par W. C. Handy qui publie en 1912 un premier recueil Memphis Blues.  Le blues ne cessera de se développer avec des artistes itinérants puis avec la radio et le disque. De Mamie Smith à John Lee Hooker, une pléiade de figures du blues, ces troubadours modernes, n’a pas cessé d’enrichir un genre qui perdurera jusque dans les années 50 avant de se dissoudre dans le rythm’n’blues, le rock’n’roll voire des variantes instrumentales comme le boogie-woogie ou encore des styles locaux tel le zydeco. Le blues s’appuie sur une structure  bien déterminée de 12 mesures avec des variantes de 8 ou 16 voire 32 mesures. La Sonate pour violon et piano de Ravel comporte un blues. Référence : Mamie Smith, Cray Blues, premier blues enregistré en 1920

     

    Un petit mot qui recouvre beaucoup de sens et qui s’accole à beaucoup de qualificatifs : Electropop, Powerpop, Pop synthétique, techno-pop, britpop. Pop est le diminutif de « musique populaire ». En France, la pop qualifie sans trop de distinction toute la musique des jeunes de second demi-siècle. Dans les pays Anglo-Saxons, le rock est plus longtemps resté en marge de la pop avant de s’y fondre par l’apport de nombreux courants qui l’ont quelque peu dénaturé. La musique pop cela veut donc tout dire et rien dire à la fois tant elle illustre ce qu'on appelle "la culture de masse" ; elle ne dérange pas ni musicalement (mélodies mémorisables, rythmes entraînants, sonorités non agressives) ni moralement en raison de ses textes consensuels. De ce point de vue, la pop diffère nettement de la culture punk revendicative et provocatrice. S’il fallait l’illustrer, un groupe parmi bien d’autres, s’impose, celui des Beatles.

     

    Le rap (to rap : bavarder, proférer) est né dans des ghettos de New York où les jeunes Noirs échangent des slogans. Les Last Poets (1970) passent pour un groupe précurseur mais c’est en 1979 que paraît le premier disque de rap : Rappers’s Delight de Suggarhill Gang. Le rap doit aux griots d’Afrique, aux prêcheurs qui entraînent les Gospels, aux injonctions rythmées des MC et DJ qui animent les pistes de danse de la Jamaïque (reggae), à tous ceux qui scandent un texte sur un fond de musique . Vers 1985, le rap est reconnu comme un genre à part entière, défendu par des personnalités comme Kool Herc ou Grandmaster Flash qui enrichissent la palette sonore en appliquant les artifices techniques offerts par deux platines, l'apport du sampler, la pratique du dub, du remix. Le rap est l'expression majeure de la culture hip-hop. Son caractère provocateur s’accentuera avec le gangsta rap. Le rap gagnera aussi les banlieues européennes dans les années 90 et aura ses stars dans le monde entier (en France, Suprême NTM,  le cool rap de MC Solaar, Diams, etc.). Mais le rap n'est-il pas avant tout du texte rythmé (usage du verlan, jeu sur les mots, sur les rimes, etc.)  avant d'être de la musique limitée presque toujours à un rôle de soutien ?
    Le rap ne doit pas être confondu avec le slam originaire de Chicago (1984). Il se limite à des tournois poétiques animés par un Maître de cérémonie (tiens, tiens !) où les participants viennent librement (mais en moins de 3') "dire leurs textes à voix haute". La musique y est toujours absente. Et quand le slameur français Grand Corps Malade, fin 2005, entre en studio sur la recommandation de son ami compositeur S Petit Nico et plusieurs autres musiciens pour enregistrer ses textes en musique, il dresse un pont entre le slam et le rap.

     

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