• Vers des vacances d'été plus courtes?

    Le comité de pilotage sur les rythmes scolaires va rendre son rapport lundi à Luc Chatel.

    Vers des vacances d'été plus courtes ?

    L'hypothèse d'un raccourcissement des vacances scolaires d'été de deux semaines est évoquée. © Sipa

    Raccourcir les vacances d'été pour diminuer les horaires quotidiens de cours à l'école et au collège, tout en supprimant la semaine de quatre jours en primaire, telles sont les pistes de travail issues d'un débat d'une année sur les rythmes scolaires. Lundi, le comité de pilotage sur les rythmes scolaires, installé il y a un an par le ministre de l'Éducation nationale, va lui rendre son rapport. Luc Chatel ne devrait a priori pas prendre de décision dans l'immédiat, selon son ministère. Si le rapport n'était pas encore complètement finalisé à la veille du week-end, quelques indiscrétions permettent de dresser les principales pistes envisagées.

    La question des vacances d'été est clairement posée, car un raccourcissement de deux semaines, qui figure d'ailleurs dans le programme du PS pour 2012, permettrait de diminuer le nombre quotidien d'heures de classe, jugé aujourd'hui trop lourd, tout en gardant le même nombre d'heures annuel. "Le pays n'est pas mûr" pour diminuer les horaires annuels de cours, affirme un bon connaisseur du dossier. Dès lors, un "zonage" de trois zones aux dates de congés différentes pourrait être envisagé, ainsi que pour les autres vacances, sauf Noël.

    En outre, comme les chronobiologistes le disent, le respect d'un rythme de sept semaines de classe et deux semaines de vacances est bon pour les enfants, ce qui pousserait à étendre à quinze jours les congés de Toussaint. Comme l'avait préconisé fin 2010 une mission de l'Assemblée nationale, l'idée de revenir à quatre jours et demi pour tous les élèves de primaire est maintenant partagée par la quasi-totalité du monde éducatif, car regrouper comme aujourd'hui toutes les heures de classe sur seulement quatre jours est source de fatigue pour les enfants.

    8 h 30-17 heures pour tous

    Dans un pays aussi centralisé que la France en matière d'éducation, le fait de renvoyer le choix du mercredi matin ou du samedi matin au niveau local apporterait de la souplesse. "Pour les transports scolaires, le bon niveau est le département", relève un expert. Au chapitre des horaires quotidiens, le comité de pilotage penchait, dans un document qui avait fuité fin mai, pour cinq heures de classe par jour au maximum en primaire, en 6e et en 5e. Et six heures en 4e et en 3e. Aujourd'hui, les écoliers ont six heures, sans compter l'aide personnalisée pour les plus faibles d'entre eux. Le comité proposait alors un ambitieux projet d'accompagnement éducatif du CP à la 5e, un des buts étant que les enfants n'aient "plus de devoirs à faire chez eux". L'autre objectif est de rapprocher écoles et collèges, dans l'esprit du "socle commun" que tout élève doit acquérir à la fin du collège.

    Ainsi, l'horaire de 8 h 30 à 17 heures deviendrait commun à tous les élèves et, comme le réclament les parents d'élèves de la FCPE, une pause déjeuner de 1 heure 30, au cours de laquelle il n'y aurait aucun cours ni soutien, devrait être respectée au niveau national. Du CP à la 5e, resteraient donc deux heures qui seraient consacrées à tous les types d'aides et de soutien, un accompagnement à la fois à la charge de l'État et des collectivités. Reste à savoir ce que fera de ces pistes Luc Chatel, voire Nicolas Sarkozy, si l'éducation devient une priorité de la campagne présidentielle. Ces pistes seraient "tout sauf une fin en soi", indique-t-on au ministère. Avant de prendre une décision, le ministre devrait engager "un minimum de consultations" avec les enseignants, les collectivités ou les professionnels du tourisme.

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