• Les mouvements du XXème siècle et leurs artistes.

    Chronologie des principaux mouvements artistiques du XXe siècle

     

    Art Nouveau

    1890 - 1905

    Regroupe des styles assez différents (style « nouille », « modern style »...). Touche aux arts décoratifs, à l’architecture.

    Caractérisé par une tendance ornementale, décorative qui célèbre la ligne et l’arabesque. Emprunte les formes aux végétaux.

    Induit des transformations dans les arts graphiques, les images, l’affiche.

    Fauvisme

    1905 - 1910

    Révélation au Salon d’automne de Paris en 1905.

    Découverte des arts primitifs.

    Héritage de la couleur et de la facture impressionniste.

    Paroxysme de la couleur, explosion colorée (couleurs pures). Touche épaisse et large.
    Abandon du « dessin » (primauté à la tache colorée)

    Expression naturelle, spontanée.

    Le tableau est à regarder pour lui-même.

    Henri Matisse

    Première toile fauve

    André Derain

     

    Maurice de Vlaminck

     

    Georges Braque

     

    Raoul Dufy

     

    Kees Van Dongen

     

    Expressionnisme

    1900 - 1930

    Mouvement né en Allemagne.

    Cri de désespoir.

    Problèmes humains soulevés par la guerre de 1914 et la crise de 1930.

    Peintres parfois maudits.

    Réaction hostile à la société.

     

    Couleurs vives.

    Rapidité d’exécution, facture très libre.

    Utilisation d’un langage plastique suggestif pour graver les perceptions angoissantes du monde dans la couleur et dans le trait.

    Déformations accentuant l’expression.

    Problèmes plastiques parfois secondaires par rapport aux problèmes humains (Nolde).

    Vincent Van Gogh

    Précurseur.

    James Ensor

    Précurseur. Force dans les personnages. La mort habite ses toiles.

    Edvard Munch

    Précurseur.

    Lignes et contours alourdis de noirs qui ondulent et s’aiguisent d’un trait incisif.

    Emil Nolde

    Orange acide.

    Pinceau rapide pour saturer l’espace.

    Erich Heckel, Ernst Ludwig Kirchner, Egon Schiele, Chaïm Soutine, Georges Rouault, Kees Van Dongen, Amadeo Modigliani, Marc Chagall.

    Otto Dix

    « Nouvelle objectivité ».

    George Grosz

    Abstraction lyrique

    1910 - 1960

    Avènement permis par plusieurs facteurs :

    - distanciation de plus en plus grande par rapport à la réalité objective (XIXe et XXe) ;

    - cubisme assimilé superficiellement.

    Recherche personnelle (Kandinsky).

    Abandon de toute forme identifiable (non-figuration).

    Peinture pure ne faisant souvent référence qu’à elle-même (jeu de formes, lignes, matière, couleur, geste).

    Wassily Kandinsky

    Fondateur. Style d’abstraction coloré, musical et poétique.

    1910 : 1er tableau abstrait

    Piet Mondrian

    Recherche l’essence des choses, la pureté.

    Art fait de clarté et de discipline, avec les trois couleurs primaires exclusivement. Compositions géométriques.

    Kazimir Malevitch

    Structures pures, abstraites et géométriques.

    Hans Hartung

    Expressivité de couleur, de la ligne et du geste.

    Georges Mathieu

    Cubisme

    1907 - 1914

    Réaction de vive hostilité du public car peinture éloignée de l’académisme du XIXe siècle.

     

    1907 – 1909 :

    Cubisme négro-cézannien.

    1910 – 1912 :

    Cubisme analytique

    1913 – 1914 :

    Cubisme synthétique.

     

    Réaction contre l’impressionnisme et fauvisme.

     

    Peinture intellectuelle de raisonnement.

    La composition est privilégiée, les objets explosent en s’éparpillant sur la toile, les volumes semblent se déployer sur le tableau.

    Remise en cause radicale des modes de représentation spatiale issue de la Renaissance. Géométrisation des formes qui prédominent sur la couleur.

    Eclatement pour une peinture bidimensionnelle respectant la planéité du support. Refus de la perspective traditionnelle. Couleurs ternes, camaïeu.

    Utilisation de la lettre comme signe plastique.

    Papiers collés et collages. Trompe-l’oeil partiel.

    Sujets : natures mortes et personnages.

    Volonté d’une peinture pure. Facture visible.

    Paul Cézanne

     

    Précurseur.

    Pablo Picasso

    Remise en cause de la représentation spatiale. Figures brutales et violentes comme taillées à la serpe.

    1912 : 1er collage

    George Braque

    Déconstruit la figure par un système de facettes, de prismes, d’arêtes.

    Juan Gris

     

     

    Fernand Léger

     

    Futurisme

    1909 - 1916

    Mépris du passé, de la femme…

    Idéologie fasciste. Glorification de la guerre de Mussolini.

    1er manifeste en 1909 ; puis à partir de 1910 pour les autres domaines artistiques.

    Retour momentané de l’Italie dans le champ artistique.

    Mouvement littéraire et artistique.

    Exaltation de la vitesse et de la violence du monde moderne.

    Rejet de toute peinture du passé, même récent.

    Décomposition du mouvement (chronophotographie, simultanéisme).

    Géométrisation proche du cubisme.

    Utilisation du divisionnisme impressionniste.

    Filippo Tammaso Marinetti

    Chef de file, poète.

    Giacomo Balla, Umberto Boccioni, Carlo Carra, Luigi Russolo, Gino Séverini

    Antonio Sant’Elia

    Architecte.

    Suprématisme

    1915 - 1923

    Bouillonnement révolutionnaire et créateur préparant et accomplissant la révolution d’octobre 1917.

    Changement de société en Russie : du tsarisme au communisme.

    Les créateurs obtiennent les postes culturels clés au sein du pouvoir.

    Reprise en main du pouvoir par Staline en 1924 à le réalisme socialiste

    Abstraction géométrique. Démarche spirituelle voulant se détacher du monde des objets. Refus de tout anecdotisme.

    Retrouver la pureté, le vide, la dimension spirituelle de l’Homme.

    Kazimir Malévitch

    1918 : 1er monochrome

    Constructivisme

    1913 – 1930

    (Productivisme)

    1924 - 1930

     

    Refus du mythe de l’artiste isolé : artiste ingénieur au service de toute la société.

    Matérialisme d’idée et dans les œuvres.

    Œuvres abstraites et constructions de matériaux divers bruts. Refus de l’esthétisme.

    Alexandre Rodtchenko

    Vladimir Tatlin

    Aussi architecte.

    Laszlo Moholy-Nagy

    Précurseur du cinétisme.

    Art déco

    1912 - 1930

    Nourri des découvertes du cubisme, c’est une simplification du modern style, pureté des formes, stylisation des lignes, motifs décoratifs tendant vers la géométrisation.

    Dadaïsme

    1916 - 1924

    Réaction nihiliste contre tout ce qui émane de cette société absurde qui a mené la guerre (14 – 18), contre tout conformisme et rationalisme.

    Provocation volontaire pour forcer la réaction du public, sa prise de conscience.

    Cri de détresse poussé sur le ton de la dérision.

    Etat d’esprit avant tout. Tout est permis.

    Invention du ready – made, du collage figuratif, du frottage, du photo – montage, de constructions faites d’objets divers.

    Seul mouvement de l’histoire de l’art sans antécédents.

    Marcel Duchamp

    Ready – made pour donner à voir des objets. 1915 : 1er ready-made

    Kurt Schwitters

    Assemblage de matériaux de la vie courante récupérés ici ou là, les objets apportent à la composition sa couleur et sa matière.

    Francis Picabia

    Insertion d’objets réels à la surface de ses tableaux afin de refuser les gestes et les outils de la peinture.

    Man Ray

    Expérimente les associations et les passages de la photographie à la peinture.

    Max Ernst, Raoul Hausmann, Jean Arp

    Surréalisme

    1924 - 1936

    Mouvement réuni autour de l’écrivain André Breton.

    Influence de la psychanalyse de Freud.

    Héritage partiel du dadaïsme.

    Révolte contre l’ordre social conventionnel et bourgeois.

    Pouvoir de l’imagination.

    Valorisation de l’amour, de la femme.

    Le tableau devient support d’expression de l’inconscient.

    Revendication de l’inconscient dans la sensation esthétique qui dicte des montages et des combinaisons de signes que le peintre va traduire sur la toile. Les artistes vont provoquer des rencontres inattendues, des figures imaginaires (songes ou jeux d’esprit).

    Etat d’esprit permettant toute recherche plastique.

    Du trompe – l’œil académique à l’informel (de Dali à Dominguez). « Cadavres exquis ».

     

    Max Ernst

    Frottages, empreintes, montages.

    René Magritte

    Composition de visions oniriques, éléments vrais dans des situations fausses, importance des titres des œuvres, méditation sur la réalité des choses et des mots avec un humour ambigu, le banal est ainsi rendu étrange.

    Miró

    Poésie à travers des paysages irrationnels, fantastiques, avec des contours découpés de façon précise donnant l’aspect d’un dessin en fil de fer, délicatesse de la ligne en contraste avec les formes colorées.

    De Chirico

     

    Dali

    Visions délirantes, hallucinations, des formes molles, comme alanguies.

    Cobra

    1948 - 1951

    Réaction contre l’expressionnisme de l’Ecole de Paris (Soutine, Modigliani…). Réaction contre l’abstraction géométrique et sa froideur.

    Influence de Kandinsky, Klee, Miro et du surréalisme.

    Figuration véhémente et colorée.

    Lyrisme poétique.

    CO.BR.A. = Copenhague, Bruxelles, Amsterdam.

    Karel Appel

    (hollandais) peintures expressives et pâteuses. Sculpteur également.

    Pierre Alechinsky

    (belge) écriture automatique influencée par le graphisme extrême oriental.

    Abstraction aux USA

    1940 - 1960

    Emigration de peintres européens aux U.S.A. pendant la guerre ; influence de l’abstraction géométrique (1950) mais surtout du surréalisme.

    L’avant – garde se développe, les Etats-Unis font une synthèse originale.

    Création de grands musées.

     

    Influence du surréalisme et de Picasso (chez Gorky et Pollock). Expressionnisme abstrait (Pollock).

    Abstraction gestuelle. Puis abstraction géométrique (Stella).

    Importance du corps de l’artiste.

    Technique du all-over. Grands formats.

    Jackson Pollock

    La toile sort directement du rouleau, posée à même le sol ; elle ne possède plus de haut, de bas, de droite, de gauche ; technique du dripping, peinture projetée sur la toile avec de gros pinceaux, manches de bois, truelles…les outils ne touchent pas la toile.

    Arshile Gorky, Wilhelm de Kooning, Robert Motherwell, Mark Rothko, Barnett Newman, Adolph Gottlieb, Adolph Reinhardt, Kenneth Noland, Morris Louis, Frank Stella…

    Art brut

    1946 …

    Découverte du pouvoir créateur des marginaux, qui créent réellement alors qu’ils n’ont pas appris ou qu’ils ont oublié notre culture sclérosante.

    Œuvres naïves, a-culturelles.

    Tout moyen plastique : cailloux, peinture, assemblages, tentures, objets de récupération.

    Anonymes et malades mentaux

    Gaston Chaissac

    Fragments de papiers cernés d’encre. Assemblage de matériaux de récupération. Bonhommes à l’expression un peu naïve et inquiète. Totems.

     Jean Dubuffet

    Invente un art sans respect des règles mais répondant au besoin de l’expression. L’art naît du matériau, se nourrit des tracés instinctifs. Derrière la matière brute le regard découvre des paysages labyrinthes sans haut ni bas peuplés de figures de songe.

     Adolf Wölfli

    Utilisation du crayon de couleur sur papier, dessine et calligraphie sa vie. Beaucoup d’ornementations. Des compositions complexes pleines de signes mystérieux.

    Nouvelle figuration

    1960…

    Europe

    Réaction à l’abstraction.

    Ancrage dans le social et le politique.

    Engagement critique des artistes par rapport à la société bourgeoise.

    Images réalistes (réalistes européens).

    Utilisation du pinceau et de l’aérographe.

    Iconographie contemporaine souvent critique.

    Henri Cueco, Gérard Fromanger, Jacques Monory, Gérard Schlosser, Gudmundur Erro

    Hyperréalisme

    1970…

    U.S.A.

    Constat de la société américaine.

    Sans critique.

    Image picturale quasiment photographique, voir sur détaillée, justifiant le préfixe « hyper ».

    Don Eddy, John Kacere, Richard Estes, Chuck Closes

    Duane Hanson

    Sculpteurs.

    John de Andrea

    Support Surface

    1968 - 1975

    Retour à une activité traditionnelle, moins élitiste et plus artisanale.

    Coup de frein donné à une avant-garde qui crée de nouveaux mouvements à un rythme de plus en plus soutenu.

    Mise en évidence du support qui devient le sujet de l’œuvre.

    Utilisation de la teinture (plus de distinction recto verso).

    Abandon du châssis : toile souple suspendue.

    Mise en évidence du tissage agrandie en « filets ».

    L’opposition figuration/abstraction ne se pose plus.

    Claude Viallat

    Pas de châssis.

    Louis Cane

    Pliage, découpage, projection : la peinture ne se contente plus des deux dimensions du tableau.

    François Rouan

    Tissage de toiles.

    Daniel Dezeuze

    Travaille sur le châssis pour en faire un objet ironique et désinvolte.

    Arte Povera

    1967 à Turin

    Influencé par le retour à des valeurs traditionnelles.

    Utilisation de matériaux bruts non picturaux (bois, béton, cuir, pierre…).

    Révélation des qualités esthétiques et émotionnelles propres aux matériaux utilisés.

    Expression directe sans intermédiaire (toile, pigments ou burin).

    Giovanni Anselmo, Pino Pascali, Mario Merz, Giuseppe Penone, Luciano Fabro

    Land Art

    1967…

    Mise en cause des circuits commerciaux traditionnels par des œuvres éphémères ou situées hors champ culturel.

    Renouveau d’une problématique par rapport au paysage.

    Affirmation ou altération de la nature.

    La nature sur laquelle on agit désormais devient le support.

    Œuvres éphémères.

    Révélation des qualités propres à la nature.

    Richard Long

    Il parcourt la nature où il effectue ses installations. Son atelier a les dimensions de la Terre.

    Robert Smithson

    Œuvre conçue pour être vue et photographiée du ciel.

    Denis Oppenheim

     

    Christo

     

    Fluxus

    1963

    Anarchie philosophique non nihiliste

    Happenings a-picturaux, néo-dadaïstes.

    Théâtre local éphémère : tout est art.

    Participation du spectateur fortuit.

    Défoulement (par rapport à la pression sociale) considéré comme valeur esthétique.

    John Cage

     

    Robert Filiou

     

    Abstraction lyrique

    France

    1945 - 1960

    Développement de l’abstraction sans précédent.

    Réaction contre l’abstraction géométrique.

    Retour à un certain expressionnisme.

    Peinture gestuelle dite aussi « tachisme ».

    L’éclaboussure, l’accident deviennent éléments plastiques et garantissent la spontanéité.

    Importance la matière.

    Georges Mathieu

    Peinture épaisse directement jetée par le tube. « Le signe précède le sens. »

    Pierre Soulages

    Larges signes noirs. Moins rapide, plus « puissant ».

    Hans Hartung

    Griffures.

    Wolfang Wols

    Gestes automatiques.

    Art optique

    Op’art

    1955…

    Fondation du G.R.A.V. (Groupe de Recherche d’Art Visuel) en 1960.

    Analyse scientifique de phénomènes optiques.

    Réaction à l’abstraction lyrique dominante.

    Pas de « message » contenu.

    Utilisation d’effets optiques.

    Sans mouvement réel.

    Mouvement suggéré par une perturbation rétinienne (effet moiré, effet spatial des couleurs, etc.).

    Victor Vasarely

    Peinture déshumanisée, industrielle. Partition colorée.

    Jacob Agam

     

    Bridget Riley

     

    François Morrelet

     

    Art cinétique

    1955…

    Combler le fossé entre art et public.

    Utilisation de la technologie à des fins artistiques.

    Artiste – ingénieur.

    Œuvres mises en mouvement.

    Mouvement réel : naturel, mécanique, technologique, magnétique… lent ou rapide.

    Aspect souvent ludique. Participation du spectateur.

    Nicolas Schoeffer

    Sculptures, lumière.

    Alexander Calder

    Mobiles et stabiles mus par l’air.

    Jesus Raphaël Soto

    Pénétrables.

    Wassilakis Takis

    Champs magnétiques.

    Jean Tinguely

    Machines métalliques parfois sonores, animées par des moteurs.

    Nouveau réalisme

    1960 - 1970

    Réaction à l’art abstrait.

    Réponse à la société de consommation

    Mouvement français cherchant une nouvelle expressivité, de nouvelles perceptions, charge de sens des matériaux récupérés.

    Appropriation directe du réel par accumulation, collage, empaquetage, compression…

    « Néo-dadaïsme ».

    Yves Klein

    Cosmos. Monochromes pour atteindre la spiritualité.

    Arman

    Accumulation.

    L’objet est sa principale préoccupation.

    César

    Compression, expansion.

    Tinguely

     

    Spoerri

    Tableaux pièges.

    Besoin fétichiste de fixer les objets.

    Christo

    Empaquetage, recouvrement.

    Raymond Hains

     

     

    Décollagistes.

    Jacques de la Villeglé

    François Dufrêne

    Mimmo Rotella

    Gérard Deschamps

    Pop art

    1955 - 1970

    Phénomène anglais (dès 1955) et américain (dès 1960).

    Après la Seconde Guerre Mondiale, le Pop art choisit des images banales comme autant de signes troublants d’une époque.

    Iconographie contemporaine et urbaine.

    Constat de la société de consommation (influence de la publicité).

    Images populaires (mass média).

    Couleurs violentes.

    Dessin publicitaire.

    Gigantisme des œuvres.

    Contenu parfois critique chez les américains.

    Peter BLake

    Anglais.

    Richard Hamilton

    Andy Warhol

    Sérigraphie pour reproduire les images à de multiples exemplaires. Il se sert des effets de bavures pour en tirer profit. En intégrant la publicité au musée, il nous les fait regarder autrement.

    Roy Lichtenstein

    B.D.

    James Rosenquist

    Images juxtaposées.

     

     

    Qui est le principal représentant du mouvement moderne en urbanisme du quotidien ? citez deux des ses réalisations.

    Charles-Édouard Jeanneret-Gris, né le 6 octobre 1887 à La Chaux-de-Fonds, dans le canton de Neuchâtel (Suisse), et mort le 27 août 1965 à Roquebrune-Cap-Martin, plus connu sous le pseudonyme Le Corbusier est un architecte, urbaniste, décorateur, peintre et homme de lettres de nationalité suisse, naturalisé français en 1930.

    C'est l'un des principaux représentants du mouvement moderne avec, entre autres, Ludwig Mies van der Rohe, Walter Gropius, Alvar Aalto, Theo van Doesburg.

    Le Corbusier a également œuvré dans l'urbanisme et le design. Il est connu pour être l'inventeur de l'Unité d'habitation, sujet sur lequel il a commencé à travailler dans les années 1920, comme une réflexion théorique sur le logement collectif. "L’unité d’habitation de grandeur conforme" (nom donné par Le Corbusier lui-même) sera seulement construite au moment de la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale en cinq exemplaires tous différents, à Marseille, Briey-en-Forêt, Rezé près de Nantes, Firminy et Berlin. Elle prendra valeur de solution aux problèmes de logements de l'après-guerre. Sa pensée envisage dans un même bâtiment tous les équipements collectifs nécessaires à la vie — garderie, laverie, piscine, école, commerces, bibliothèque, lieux de rencontre.

    musée national d'art occidental tokyo

     Musée national d'art occidental de Tokyo, 1959

     

    unité d'habitation

     Unité d’habitation de Firminy-Vert, 1965-1967

     

    La musique du XXème siècle deux grands mouvements ?

    Le blues a eu une influence déterminante sur le jazz, le rythm’n’ blues, le reggae et le rock, c’est dire son importance. L’expression « to be blue », broyer du noir montre le caractère dépressif de ce courant des noirs pauvres du Mississippi notamment, berceau du blues. Le blues est chanté avec un accompagnement limité à quelques instruments (guitare, violon, mandoline, banjo, basse). Tout un répertoire est collecté par W. C. Handy qui publie en 1912 un premier recueil Memphis Blues.  Le blues ne cessera de se développer avec des artistes itinérants puis avec la radio et le disque. De Mamie Smith à John Lee Hooker, une pléiade de figures du blues, ces troubadours modernes, n’a pas cessé d’enrichir un genre qui perdurera jusque dans les années 50 avant de se dissoudre dans le rythm’n’blues, le rock’n’roll voire des variantes instrumentales comme le boogie-woogie ou encore des styles locaux tel le zydeco. Le blues s’appuie sur une structure  bien déterminée de 12 mesures avec des variantes de 8 ou 16 voire 32 mesures. La Sonate pour violon et piano de Ravel comporte un blues. Référence : Mamie Smith, Cray Blues, premier blues enregistré en 1920

     

    Un petit mot qui recouvre beaucoup de sens et qui s’accole à beaucoup de qualificatifs : Electropop, Powerpop, Pop synthétique, techno-pop, britpop. Pop est le diminutif de « musique populaire ». En France, la pop qualifie sans trop de distinction toute la musique des jeunes de second demi-siècle. Dans les pays Anglo-Saxons, le rock est plus longtemps resté en marge de la pop avant de s’y fondre par l’apport de nombreux courants qui l’ont quelque peu dénaturé. La musique pop cela veut donc tout dire et rien dire à la fois tant elle illustre ce qu'on appelle "la culture de masse" ; elle ne dérange pas ni musicalement (mélodies mémorisables, rythmes entraînants, sonorités non agressives) ni moralement en raison de ses textes consensuels. De ce point de vue, la pop diffère nettement de la culture punk revendicative et provocatrice. S’il fallait l’illustrer, un groupe parmi bien d’autres, s’impose, celui des Beatles.

     

    Le rap (to rap : bavarder, proférer) est né dans des ghettos de New York où les jeunes Noirs échangent des slogans. Les Last Poets (1970) passent pour un groupe précurseur mais c’est en 1979 que paraît le premier disque de rap : Rappers’s Delight de Suggarhill Gang. Le rap doit aux griots d’Afrique, aux prêcheurs qui entraînent les Gospels, aux injonctions rythmées des MC et DJ qui animent les pistes de danse de la Jamaïque (reggae), à tous ceux qui scandent un texte sur un fond de musique . Vers 1985, le rap est reconnu comme un genre à part entière, défendu par des personnalités comme Kool Herc ou Grandmaster Flash qui enrichissent la palette sonore en appliquant les artifices techniques offerts par deux platines, l'apport du sampler, la pratique du dub, du remix. Le rap est l'expression majeure de la culture hip-hop. Son caractère provocateur s’accentuera avec le gangsta rap. Le rap gagnera aussi les banlieues européennes dans les années 90 et aura ses stars dans le monde entier (en France, Suprême NTM,  le cool rap de MC Solaar, Diams, etc.). Mais le rap n'est-il pas avant tout du texte rythmé (usage du verlan, jeu sur les mots, sur les rimes, etc.)  avant d'être de la musique limitée presque toujours à un rôle de soutien ?
    Le rap ne doit pas être confondu avec le slam originaire de Chicago (1984). Il se limite à des tournois poétiques animés par un Maître de cérémonie (tiens, tiens !) où les participants viennent librement (mais en moins de 3') "dire leurs textes à voix haute". La musique y est toujours absente. Et quand le slameur français Grand Corps Malade, fin 2005, entre en studio sur la recommandation de son ami compositeur S Petit Nico et plusieurs autres musiciens pour enregistrer ses textes en musique, il dresse un pont entre le slam et le rap.

     

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  • Du romantisme à l'impressionisme qui sont les artistes les plus célèbres? quelles sont leurs œuvres ?et dans quel mouvement les classez-vous?

    Le mouvement "Romantisme" est apparu tout d’abord dans la littérature vers la fin du XVIIIème siècle en Angleterre, puis il s’étendra sur toute l’Europe durant le XIXème siècle.
    Le mouvement romantique se base sur le rejet du rationalisme et du classicisme, s’affranchissant de l'étroite réalité et du froid bon sens.
    On y préfère l’atmosphère propice aux rêves que l’on trouve dans les romans, on aspire plus à l’idéal, aux sentiments, à l’exotisme, à l'évasion, au mystère et à l’imagination qu’à la morne existence au quotidien.
    On recherche la communion avec la nature avec son aspect sauvage et parfois mystérieux.
    La couleur y acquiert un côté symbolique, le but étant d’exprimer, par la suggestion, des sentiments intenses, mystiques.
    On retrouvera toutes ces valeurs dans la littérature, la peinture et la musique. Pour l’école française, les élèves du peintre David seront les grands acteurs de ce mouvement, à commencer par Géricault, Delacroix, Gros et Blake.
    Pour l’école française, les élèves du peintre David seront les grands acteurs de ce mouvement, à commencer par Géricault, Delacroix, Gros et Blake.
    Littérature :
    Chateaubriand, Schiller, Stendhal, Hugo, Lamartine, Balzac ...
    Musique :
    Beethoven, Rossini, Weber, Schumann, Berlioz ...

     

    Les peintres romantiques ont fait de la peinture de paysage, un genre important alors qu’il était considéré jusque-là, comme genre mineur ou comme un fond décoratif.
    Parmi les principaux peintres de cette période ont retrouve Eugène Delacroix, Théodore Géricault, Joseph Mallord William Turner, Caspar David Friedrich et John Constable.
    Les derniers tableaux de Francisco de Goya démontrent l’intérêt du romantisme pour l’irrationnel, alors que le travail d’Arnold Böcklin évoque le mystère. Aux États-Unis, la peinture romantique de paysage s’est fait connaître au travers de l’Hudson River School avec des peintres tels que Thomas Cole, Frederic Edwin Church, Albert Bierstadt ou Sanford Robinson Gifford.
    Le principal peintre de l’école de Barbizon, Camille Corot a réalisé des peintures parfois romantique et parfois imprégnée d’un réalisme qui annonçait l’impressionnisme.
    L’un des peintres majeur marquant le tournant vers le réalisme au milieu du XIXe siècle est Gustave Courbet. Dans le dernier tiers de siècle, les peintres impressionnistes comme Édouard Manet, Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir, Camille Pissarro, Alfred Sisley, Edgar Degas et les post-impressionnistes tels que Vincent Van Gogh, Paul Gauguin, Georges Seurat ou Paul Cezanne, ont amené la peinture aux portes du modernisme.

     

    Impressionnisme : écriture > Zola, Sarraute ; musique > Ravel, Debussy

     

    Pourquoi un "déjeuner sur l'herbe" de Manet fait-il scandale à l'époque?

    Parmi les trois peintures exposées au Salon, la composition centrale du Déjeuner sur l’herbe suscite les réactions les plus vives. Dans cette œuvre, Manet y confirme sa rupture avec le classicisme et l’académisme qu'il avait commencée avec La Musique aux Tuileries. Il se rapproche ainsi de l' Impressionnisme, et selon un critique de l’époque, « Manet aura du talent le jour où il saura le dessin et la perspective »

    Mais la polémique vient moins du style de la toile que de son sujet : si le nu féminin est déjà répandue et appréciée, à condition d’être traitée de façon pudique et éthérée, il est encore plus choquant de faire figurer dans la même composition deux hommes tout habillés. Une telle mise en scène, exclue en effet la possibilité d’une interprétation mythologique et donne au tableau une forte connotation sexuelle. Le critique Ernest Chesneau, résumant ce malaise, affirme ne pouvoir « trouver que ce soit une œuvre parfaitement chaste que de faire asseoir sous bois, entourée d’étudiants en béret et en paletot, une fille vêtue seulement de l’ombre des feuilles » Le Déjeuner sur l’herbe ne fait pourtant que s’inspirer d’une œuvre de Raphaël représentant deux nymphes, et du Concert champêtre du Titien, la seule différence avec ces deux peintures étant les vêtements des deux hommes. Manet, de cette manière, relativise et ridiculise les goûts et les interdits de son époque

     

    Citez un auteur du romantisme, un du naturalisme, un de la poésie, un du roman vrai et leurs œuvres.

    Le romantisme est un courant artistique d'Europe occidentale apparu au cours du XVIIIe siècle en Grande-Bretagne et en Allemagne, puis au début du XIXe siècle en France, en Italie et en Espagne. Il se développe en France sous la Restauration et la monarchie de Juillet, par réaction contre la régularité classique jugée trop rigide et le rationalisme philosophique des siècles antérieurs.

    Le romantisme s'esquisse par la revendication des poètes du « je » et du « moi », qui veulent faire connaître leurs expériences personnelles et faire cesser cet aspect fictif attribué aux poèmes et aux romans. Le romantisme se caractérise par une volonté d'explorer toutes les possibilités de l'art afin d'exprimer les extases et les tourments du cœur et de l'âme : il est ainsi une réaction du sentiment contre la raison, exaltant le mystère et le fantastique et cherchant l'évasion et le ravissement dans le rêve, le morbide et le sublime, l'exotisme et le passé. Idéal ou cauchemar d'une sensibilité passionnée et mélancolique, ses valeurs esthétiques et morales, ses idées et thématiques nouvelles ne tardèrent pas à influencer d'autres domaines, en particulier la peinture et la musique. > Victor Hugo (Notre Dame de Paris) ; en poésie, Victor Hugo (Contemplations), Lamartine (Méditations poétiques)

     

    Le naturalisme est une école littéraire qui, dans les dernières décennies du XIXe siècle, cherche à introduire dans l'art la méthode des sciences expérimentales appliquées à la biologie par Claude Bernard. > Emile Zola (Nana)

     

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  • Définir les termes suivants: renaissance, baroque, classique, rococo, néo-classique

    Renaissance : nouvelle naissance de la pensée de l’homme. L’humanisme est au cœur de l’art. né en Italie au XIIIème siècle

    Baroque : opposé à la renaissance, nvelle relation entre l'être et le monde. XVI-XVII né en Italie et se répand en Europe. Caractérisé par une exagération du mvmt, une surcharge décorative, insistant sur des effets dramatiques, l'éxubérance et la lourdeur parfois pompeuse. Il se situe après la renaissance et avant le néoclassicisme (milieu du XVIII)

    Classique : art fondé sur l'équilibre et la rigueur en France correspond au XVII l'âge d'or.( Louis XIII /Louis XIV)

    Rococo : mvmt né en France milieu du XVIII. Révèle un goût pour le clair, l'élégant, le raffiné et la galant. Réaction de la noblesse contre le baroque classique imposé par le pouvoir.

    Néo-classique : fin du XVIII jusqu'en 1830. C'est un style artistique essentiellement décoratif préférant les ornements fragiles et délicats et usant abondamment d'arabesques, de motifs de fleurs, de vignes et de coquillages.

     

    Citez pour chaque période (ci-dessus) un artiste et son œuvre

    Le courant renaissance couvre une période longue de deux siècles durant lesquels la peinture s’exprime différemment selon la région, l’école picturale ou encore le contexte politico-social. Ce vaste mouvement est généralement divisé en trois périodes : la première renaissance (1400 - 1500), la renaissance classique (1500 - 1520) et le maniérisme (1520 - 1600).

    •  Autoportrait (1506), Raphaël

     

    Raphael

    Identité artistique d’une époque, le courant baroque réuni des styles différents, souvent propres aux artistes et à leur origine. La remise en question du langage maniériste trouve sa réponse à travers un message essentiellement religieux au sein de l’Europe catholique ou, au contraire, dans un style qui réussi à s’adapter à l’iconoclasme protestant.

    •  Marie de Médicis, (1622-1625)

     

    maie de Médicis

    Le classicisme caractérise l'école de peinture française du XVIIeme siècle. En réponse aux extravagances du baroque, le mouvement s'inspire des maîtres de la renaissance classique et devient un langage pictural au service de la monarchie absolue.

    •  Plafond de la galerie des Glaces, Versailles, par Charles le Brun, peintre et décorateur officiel de Louis XIV

    plafond galerie des glaces

     

    Le rococo (ou style « rocaille ») est un mouvement artistique français du XVIIIe siècle touchant principalement l’architecture, mais également dans une grande partie, l’ornementation, l’ameublement, ainsi que la peinture et, dans une moindre mesure, la musique et la littérature. Il se développa de 1730 à 1770.

    •  Secrétaire "style Louis XV" au château de Versailles

     

    secrétaire Louis XV

    Le néoclassicisme est un mouvement artistique qui s'est développé dans la peinture, la sculpture, et l'architecture entre 1750 et 1830 environ. Contrairement au romantisme il sacrifie les couleurs pour la perfection de la ligne.

    •  Carabinier de l'angle droit de l'arc de triomphe du Carrousel par Joseph Chinard

     

    carabinier

     

    Qui sont les peintres (les plus célèbres) du mouvement flamand?

    Le terme de renaissance flamande désigne la réponse apportée au XVIe siècle dans les Pays-Bas belgiques au renouveau pictural amené par la renaissance italienne. Ces artistes, qui s’étendent des maniéristes anversois et de Jérôme Bosch au début du siècle jusqu’aux maniéristes du Nord tardifs tels Hendrik Goltzius et Joachim Wtewael à l’autre extrémité du siècle, créent en se basant à la fois sur les récents innovations de la peinture italienne et sur les traditions locales issues des primitifs flamands. Anvers est alors le plus important centre artistique de la région. De nombreux artistes travaillent au services des diverses cours européennes, y compris Bosch, dont les images peintes fantastiques ont marqué l’Histoire de l'art. Jan Mabuse, Maarten van Heemskerck et Frans Floris ont joué un rôle central dans l’adoption des modèles italiens pour mieux les incorporer dans leur propre langage artistique. Les peintres flamands et hollandais ont aussi joué un rôle marquant dans l’apparition de nouveaux sujets picturaux comme la peinture de paysages et la peinture de genre. Joachim Patinir, par exemple, joue un rôle important dans le développement de la peinture paysagère, quand Pieter Bruegel l'Ancien et Pieter Aertsen s’illustrent surtout dans la peinture de genre.

     

    Citez un jardin à la française et son créateur, un château de la Loire

    Le jardin à la française ou jardin classique est un jardin à ambition esthétique et symbolique. Il porte à son apogée l'art de corriger la nature pour y imposer la symétrie. Il exprime le désir d'exalter dans le végétal le triomphe de l'ordre sur le désordre, de la culture sur la nature sauvage, du réfléchi sur le spontané. Il culmine au XVIIe siècle avec la création pour Louis XIV du jardin à la française bientôt copié par toutes les cours d'Europe.

     Le potager du château de la Roche-Guyon vu du donjon du château de La Roche-Guyon, avec au fond la Seine

     

    potager

     Le château de Chenonceau, construit sur le Cher en Touraine (région Centre, France). Ce château de la Loire fut bâti par Thomas Bohier et son épouse Katherine Briçonnet, mais c’est à Catherine de Médicis que l’on doit les galeries sur la rivière.

     

    chateau de chenonceau

     

    Qui sont les grands compositeurs classiques?

    • Franz Joseph HAYDN (1732-1809)
    • Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)
    • Ludwig van  BEETHOVEN (1770-1827)
    • Niccolo PAGANINI (1782-1840)

     

     

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  • 1.        Rôles et fonctions de la ville médiévale et du château fort.

    Le château fort est la résidence fortifiée d’un seigneur ou d’un roi.

    Les différentes fonctions d’un château fort :

    1) Le château a un rôle symbolique : Le seigneur montre sa puissance et sa force avec son château : plus le château est grand et fort, plus le seigneur est puissant.

    2) le château a une fonction d’habitation : C’est là que le seigneur ou le roi habite avec sa famille et ses proches. En principe, il n’occupe qu’une toute petite partie du château. Le reste est réservé aux soldats ou aux personnes qui travaillent pour le seigneur.

    3) Le château a surtout un rôle militaire très important : Si des pilleurs et des bandits attaquent les paysans pour leur voler leur récolte, ceux-ci peuvent venir se réfugier dans l’enceinte fortifiée et échapper ainsi aux agressions.

    4) Mais le château sert également à se défendre : Il permet de se protéger des attaques d’autres seigneurs qui veulent s’approprier un château voisin pour augmenter leur pouvoir et leur richesse.

    5) Le château a un rôle administratif et juridique : A l’intérieur du château, on trouve en effet une grande salle réservée au public et qui, en changeant les meubles, pouvait se transformer au cours de la journée en salle de banquet, ou en dortoir le soir.

    Au Bas Empire, la ville gallo-romaine est nourrie par la campagne, sur laquelle les grands propriétaires ruraux (qui résident en ville) opèrent des prélèvements (en nature et en main d'oeuvre ) et où les autorités publiques perçoivent l'impôt (qui est le prix du maintien de la paix sur le territoire de la civitas). Les richesses sont en partie dépensées pour embellir la ville (évergétisme).

    - à partir du IVè S., ces villes sont christianisées et le pouvoir de 1'évêque s'intègre dans ce schéma de domination politique ; la christianisation se fait à la manière d'un quadrillage des campagnes à partir de la ville, évangélisée la première.

    - avec les invasions, la ville devient l'ultime recours des populations rurales menacées ; la ville fait payer cette protection aux ruraux afin de pouvoir entretenir dans ses murs une caste de guerriers. La ville a alors trois fonctions, faire respecter la loi (fonction politique), veiller au Salut des âmes (fonction religieuse) et repousser les envahisseurs (fonction militaire).

    - avec l'essor de la féodalité à partir du Xè S., la ville voit ses prérogatives réduites :

    - les châteaux-forts (ruraux) font régner l'ordre et la justice

    - les monastères exempts restreignent l'action de l'évêque

     

    2.        Quels sont les apports de l'art gothique par rapport à l'art roman?

    Les églises romanes sont simples et petites. L'église est recouverte d'une voûte en berceau. Une voûte est une structure destinée à couvrir un espace vide entre deux murs parallèles. Une voûte en berceau est constituée d'une série d'arc. Les voûtes en berceau ne pouvaient pas être très hautes car le poids des pierres en haut de la voûte avaient seulement deux supports. Ces deux supports sont les deux colonnes de la voûte.
    A l'extérieur des églises romanes se trouvent d'immenses contreforts. Un contrefort est un bloc de maçonnerie qui est élevé à l'extérieur d'un mur pour le soutenir. Les contreforts des églises romanes sont directement appliqués sur l'église.

    Les cathédrales gothiques sont immenses et compliquées. Elles sont recouvertes en utilisant une nouvelle technique architecturale: celle de la voûte sur croisée d'ogive. Une voûte sur croisée d'ogives est une voûte formée de deux arcs qui se croisent en diagonales. Cette technique est une caractéristique de l'architecture gothique. Les cathédrales gothiques sont très élevées car le poids des pierres ne reposent pas sur deux piliers, mais sur quatre piliers.
    Pour soutenir le poids des voûtes sur croisée d'ogive, on a utilisé la technique des arcs-boutants. Un arc-boutant est l'élément d'appui en forme de demi-arc situé à l'extérieur de l'édifice; il repose sur un contrefort et soutient le mur là où s'exercent les plus fortes poussées des voûtes sur croisées d'ogive. Les constructeurs cherchèrent à annuler le poids des ogives par des arcs-boutants cachés dans la couverture de l'édifice, puis par un support extérieur sur un contrefort. Les arcs-boutants paraissent nécessaires dès la construction pour les édifices du premier art gothique qui ont adopté une élévation à trois niveaux.

     

    gothique

     

    3.        Citez une abbaye, une mosquée, une église romane, une église gothique, un vitrail

     Abbaye de Cluny au Xème siècle

    abbaye de cluny

     Mosquée de Damas construite au VIIIème siècle (entre 706 et 715)

    damas

     Eglise Saint-Nectaire édifiée au milieu du XIIème siècle

    st nectaire

     Cathédrale Notre-Dame de Chartres construite au début du XIIIème siècle

    chartres

     

    4.        qu'est ce que l'enluminure? quand est-elle apparue? donnez un exemple de manuscrit enluminé

    Appréciées comme de véritables œuvres d'art au Moyen Age, les enluminures sont des peintures ou des dessins exécutés à la main pour décorer ou illustrer un texte manuscrit.
    Dès le haut Moyen Age, l’enluminure a eu une double fonction illustrative et ornementale.

    A noter : le verbe "enluminer" vient du latin illuminare qui signifie "éclairer", "illuminer", et, au sens figuré, "mettre en lumière".

    Le terme d’"enluminure" est souvent associé à celui de "miniature", qui vient du latin minium, désignant un rouge vermillon. Jadis, on appelait ainsi les lettres majuscules ornementales ou lettrines dessinées en rouge sur les manuscrits.

     

    L’enluminure est apparue sur les manuscrits sous la forme de lettres ornées, aux alentours du VIe siècle.

    Au départ très modeste, cet élément décoratif a joué un rôle important dans la mise en page des textes. Les initiales enluminées servaient notamment de repères pour distinguer les différentes articulations d’un texte (livres, chapitres, paragraphes ou autres sections).

    Inversement, le format des enluminures était déterminé par la mise en page du texte (à longues lignes ou à deux ou trois colonnes). Les enlumineurs ont ainsi développé l’art d’adapter leurs compositions à l'espace qui leur était imparti. Ces espaces étaient préalablement laissés libres par le copiste.

    Au cours de l'époque médiévale, les initiales enluminées ont connu de nombreuses transformations liées à l'évolution des types d'écriture, des styles et des techniques picturales.
    A partir de la seconde moitié du XIIIe siècle, la lettre ornée a été dotée de prolongements qui ont donné naissance aux bordures et aux encadrements végétaux et floraux.

    En France, le style des enluminures a considérablement évolué à la fin du Moyen Age, passant du style linéaire des manuscrits du XIIIe siècle aux coloris restreints aux scènes chatoyantes des manuscrits du XVe siècle.

     

    Le Commentaire sur l'Apocalypse (vers 776) de Beato de Liébana, maintes fois recopié et enluminé par les moines du León et de Castille au Xe siècle, est orné entre 1028 et 1072, à l'abbaye de Saint-Sever-sur-l'Adour, d'enluminures où peut s'observer le passage du style préroman ibérique au style roman. On peut y voir, représentés avec une saisissante précision, des criquets ailés mandés par Satan pour tourmenter le genre humain de leurs queues de scorpion.

     

    5.        Citez une tapisserie du Moyen Age, un roman de chevalerie

    La tapisserie au Moyen Âge est relativement méconnue si on la compare à la place qu'elle prend dans nos sources. En effet, un grand nombre de tapisseries sont parvenues jusqu'à nous directement. Elles sont parfois grandioses (tapisserie de l'Apocalypse d'Angers, la Dame à la licorne conservée au musée de Cluny, la tenture de David et Bethsabée conservée à Ecouen), souvent plus modestes. De plus, les inventaires des puissants, laïcs et ecclésiastiques, font état de nombreuses tapisseries, qui représentaient de coûteux investissements. Celles-ci, parfois tissées de fil d'or et d'argent, étaient bien plus que de simples objets d'ameublement. Elles pouvaient constituer une réserve de capital, un cadeau diplomatique ou encore de mariage. Elles étaient également des objets d'ostentation, déployées dans les demeures des grands ou à l'occasion de cérémonies publiques.

    Les tapisseries jouaient également un rôle dans l'imagerie religieuse : en 1025 à Arras se réunit un concile qui prit la décision de développer les images, la décoration, afin de cultiver un peuple illettré sur la religion et la politique. De ce fait les évêques vont commander plusieurs tableaux et tapisseries représentant la vie du Christ et des saints aux artistes, ce qui embellira les églises et cultivera davantage le peuple. On peut citer l'exemple de la tenture de Saint Étienne, commandée par l'évêque d'Auxerre pour le chœur de sa cathédrale vers 1500.

    La tapisserie de l'Apocalypse (ou tenture de l'Apocalypse, ou encore Apocalypse d'Angers) est une représentation de l'Apocalypse de Jean, réalisée à la fin du XIVe siècle, et exposée à Angers. Le musée de la Tapisserie de l'Apocalypse est situé dans une très longue galerie au sein même du château d'Angers.

     

    tapisserie de l'apocalypse

     

    Un roman de chevalerie est une œuvre narrative en vers, qui reprend les aventures des chansons de geste et des romans courtois des XIe et XIIIe siècles. Les premiers romans de chevalerie ont été Lancelot ou le Chevalier de la charrette et Yvain ou le Chevalier au lion, tout deux de Chrétien de Troyes, au XIIe siècle.

     

    6.        Quelle était la musique sacrée au MA? Qui sont les troubadours et que font-ils?

    La musique médiévale est un terme général pour désigner une période couvrant à peu près 800 ans de l'histoire de la musique occidentale religieuse et profane, et commençant avec les premières musiques chrétiennes d'avant la réforme grégorienne, jusqu'aux musiques de la fin du XIVe siècle. Elle se caractérise par l'apparition de formes vocales et instrumentales dont la polyphonie, la musique de cour, la messe, le chant courtois.

    Le moyen-âge musical s'étend sur une période un peu plus longue que le moyen-âge historique et recouvre une partie de la renaissance. Le moyen âge musical peut se diviser en trois parties :

    - la musique grégorienne

    - l'école de Notre Dame

    - l'ars nova

    ♪ LA MUSIQUE GREGORIENNE :

    Sous l'autorité du pape Grégoire le Grand durant le Vème siècle, s'établissent une pratique religieuse unique mais aussi un style de musique. Le latin est imposé à toute l'église chrétienne. Les offices religieux sont codifiés (prières, chants...). Le chant liturgique ainsi unifié sera appelé plus tard "chant grégorien". Il s'imposera à pratiquement toute l'Europe chrétienne. Le chant grégorien est un chant pour voix d'hommes à l'unisson. Il a pour but de mettre en valeur les textes sacrés. L’endroit où il était chanté dans l'église s'appelle aujourd'hui le "choeur".

    ♪ L'ECOLE DE NOTRE DAME :

    A partir du IXème siècle, les chants collectifs comportent une mise en scène un peu plus élaborée et se détachent parfois du contexte liturgique. Ces "drames" moyenageux sont un peu les ancêtres de l'opéra. La poésie suit la même évolution et c'est le développement des troubadours (poète de la langue d'oc) et des trouvères (troubadour du Nord de la France de la langue d'oïl). Paris devient durant cette période un centre culturel très important.

    La construction de la cathédrale commence en 1163. Des compositeurs se rassemblent dans un groupe qui porte le nom de la cathédrale. Alors que le chant grégorien se chantait à l'unisson, la polyphonie (plusieurs voix mélodiques indépendantes les unes des autres) se perfectionne sous leur autorité.

    ♪ L'ARS NOVA :

    Pendant une période très difficile (guerre de cent ans, épidémies de peste, schisme religieux...) apparait l'ars nova. Philippe de Vitry (1291-1361) écrit un livre qui devient célèbre et déclenche un nouveau mouvement musical. Le terme Ars Nova (Art Nouveau) provient de ce livre (vers

    1325). Les nouveautés concerne essentiellement la notation et la rythmique. Les notes sont pleines ou évidées, rouges ou noires, ceci afin d'améliorer la lecture de leur durée. Cette période sera l'âge d'or de la polyphonie (Chant à plusieurs voix). La première oeuvre de l'ars nova est le "Roman de Fauvel" ♪ (1314).

     

    Un troubadour (de l'occitan trobador, prononcé [truβa'δu]: trouveur) est un compositeur, poète, et musicien médiéval de langue d'oc, qui interprétait ou faisait interpréter par des jongleurs ( très vite beaucoup plus spécialisés, voir ménestrier et ménestrel ) ses oeuvres poétiques dans les cours seigneuriales des anciennes provinces méridionales du royaume de France entre le XIIe siècle et le XIIIe siècle. Les trouvères sont leurs équivalents de langue d'oil au nord de la France.

     

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  • Donnez des exemples de monuments gallo-romains ? décrivez brièvement leur structure 

    Un ou plusieurs arcs monumentaux marquent l’entrée de la ville. Il a un caractère commémoratif ou honorifique. Il rappelle la puissance de Rome. Il marque la rupture entre l’espace rural et l’espace urbain.

    Le forum est une immense construction. L’endroit où se mêlent religion, politique et commerce. C’est une place publique où l’on traite des affaires de la cité. Elle est entourée de portiques avec le temple, la basilique (bâtiment où était rendue al justice), les boutiques.

    Des édifices de loisirs sont construits dans certaines villes :

     

    Noms

    Fonctions

    théâtre

    Tragédies, comédies

    amphithéâtre

    Spectacles sanglants : gladiateurs…

    odéon

    Conférences, musique

    cirque

    Courses de chevaux

    thermes

    Bains, bibliothèques

    aqueduc

    Alimentation en eau

     

    Auguste et ses successeurs firent de nombreux dons pour construire ces monuments dans certaines cités gallo-romaines.

    Les habitations sont luxueuses pour les notables (domus) ; la plèbe vit dans des insulae (immeubles). Les domus sont décorées de mosaïques. Elles pouvaient être faites de galets ou de tesselles (petits morceaux de pierres colorées de 1mm²) fixés par un ciment. Elles sont réalisées sur le sol et les murs. Elles représentent la mythologie ou la vie quotidienne. Les plus célèbres sont celles de Saint-Romain en Gal près de Vienne (Isère).

     

    Les exigences militaires et administratives romaines amenèrent en Gaule la création d'un réseau de petites capitales reliées entre elles par des routes. Ces mêmes exigences firent surgir de toutes parts les monuments qui caractérisaient le paysage urbain dans l'ensemble du monde romain: temples, forums, basiliques, théâtres, thermes, arcs, portes et aqueducs. Situer l'architecture romaine en Gaule, c'est donc tout naturellement évoquer les ruines antiques d'un grand nombre de villes françaises: Nîmes (les arènes, la Maison carrée), Arles (le théâtre, les arènes, les Alyscamps), Orange (arc de triomphe, théâtre), Saint-Rémy-de-Provence (tombeau des Julii, arc de triomphe), Vaison (portique de Pompée, théâtre). Les noms de Saintes, Bordeaux, Lyon, Autun, Paris, Béziers, Fréjus, Narbonne, etc., indiquent clairement que l'implantation urbaine et son développement sur l'ensemble du territoire des Gaules sont à l'origine de l'actuelle géographie des villes en France. Trèves, aujourd'hui ville allemande, reflète, par ses ruines imposantes (Porta nigra, Aula Palatina), ce que fut à son plus haut niveau l'urbanisme romain en pays conquis.  

    Il existait pourtant des monuments de tradition celtique réalisés avec l'aide de la technique romaine. Ce type de temple est parfaitement représenté par la tour de Vésone à Périgueux et le temple de Janus à Autun.  

     

    temple de janus

     

    Citez une mosaïque gallo-romaine et une sculpture antique.

    Les domus sont décorées de mosaïques. Elles pouvaient être faites de galets ou de tesselles (petits morceaux de pierres colorées de 1mm²) fixés par un ciment. Elles sont réalisées sur le sol et les murs. Elles représentent la mythologie ou la vie quotidienne. Les plus célèbres sont celles de Saint-Romain en Gal près de Vienne (Isère).

    Ronde-bosse ou relief, la sculpture est sans conteste un art importé de Rome en Gaule.

     

    bas de la cuve du sarcophage de Saint-Médard-d'Eyrans

    Détail au bas de la cuve du sarcophage de Saint-Médard-d'Eyrans (Près de Bordeaux) : Centauresse et son enfant, vers 230-240. Musée du Louvre, Ma 1346

    > Vénus de milo

     

    Vénus de milo


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